RDC : un référendum en débat, entre légalité institutionnelle et malaise politique

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Adoptée dans une atmosphère électrique, la loi organique sur le référendum ouvre une nouvelle séquence politique aussi décisive que controversée en République démocratique du Congo. Derrière un texte présenté comme technique, c’est en réalité une bataille de lecture de la Constitution qui se joue.

Au cours de la plénière, le départ des députés de l’opposition avant le vote a illustré la profondeur du désaccord. Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a sobrement « pris acte » de ce retrait, entérinant un vote sans consensus, mais conforme aux règles parlementaires.

Dans le camp opposé, le ton est monté d’un cran. Plusieurs leaders dénoncent une initiative qu’ils perçoivent comme une porte entrouverte à une révision constitutionnelle sensible. L’annonce d’une journée « ville morte » le 3 juin à Kinshasa traduit une volonté de déplacer le rapport de force vers la rue.

La majorité, elle, assume une démarche qu’elle qualifie de strictement institutionnelle, arguant que le référendum reste un outil légal prévu par la Constitution pour consulter le peuple.

Au-delà du texte, c’est donc la question du timing qui cristallise les tensions : faut-il ouvrir un chantier aussi délicat dans un climat déjà fragilisé ? Entre légitimité juridique et perception politique, le débat reste entier — et pourrait bien redessiner les équilibres dans les semaines à venir.

LE TONNERRE

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